40 réponses claires au sujet des hemorroides (dernière partie)

Voici la troisième et dernière partie des 40 réponses claires au sujet des hemorroides. Au cas où vous n’auriez pas lu la première et la deuxième partie, voici les liens:

Première partie des 40 réponses au sujet des hémorroïdes

Deuxième partie des 40 réponses au sujet des hémorroïdes

26- Durant ces différents stades de la maladie, les douleurs sont toujours là ?

Les douleurs peuvent se faire sentir à tous les stades de la maladie. Cela est surtout valable lors des thromboses ou lors de prolapsus, mais elles ne sont pas systématiques. On peut avoir des hémorroïdes pendant très longtemps sans ressentir aucune douleur.

27- Que peut-on faire lorsque on souffre de gonflements, saignements, et qu’on a des douleurs ?

On doit réapprendre à déféquer. C’est la chose qu’il ne faut pas oublier.

28- Il existe quand même des traitements ?

Selon le degré de gravité des hemorroides, il existe des traitements médicaux, instrumentaux et chirurgicaux.

29- En quoi consistent les traitements médicaux ?

Il y a d’abord les laxatifs doux qui facilitent la défécation qui, rappelons-le, ne doivent pas être des herbages ou des pilules…

Il y a ensuite les crèmes anti-hémorroïdaires qui protègent la muqueuse, et il y a aussi les suppositoires.

En ce qui concerne les crèmes, préférez celles qui sont utilisées sans canules car celles-ci sont loin d’être hygiéniques et peuvent également blesser les hémorroïdes.

30- Existe-il des traitements par voie orale ?

Oui, d’une part, il y a  les veinotoniques qui améliorent la circulation du sang et diminuent le gonflement. D’autre part, il y a des antalgiques, des anti-oedème et des anti-inflammatoires que l’on utilise lors de poussées de la maladie.

31- Que veut-on dire par “poussées” ?

Les poussées sont des périodes durant lesquels le malade souffre et qui sont suivies par des périodes d’accalmie pendant lesquelles il est tranquille.

32- Qu’en est-il des traitements instrumentaux ?

Ce sont les traitements pratiqués par un proctologue. Il s’agit essentiellement des ligatures, des infrarouges et de la cryocongélation.

33- Qu’est-ce qu’une ligature ?

Il s’agit de d’une pratique très répandue pour traiter des hémorroïdes. Elle consiste à étrangler un bout d’hémorroïde qui va ensuite se dessécher et tomber avec les selles. C’est une opération qu’on peut répéter pour diminuer le volume d’un prolapsus.

34- Est-ce que le traitement chirurgical est un traitement de dernier recours ?

Absolument. C’est un traitement préconisé dans le cas de prolapsus trop importants de stade trois et quatre.

C’est-à-dire, dans les cas où l’on est obligé de repousser les prolapsus dans l’anus après la selle ou ceux que l’on n’arrive même plus à remettre à l’intérieur.

Il existe deux techniques pour pratiquer ces opérations : la technique classique de Milligan Morgan et une autre, plus récente, celle de Longo.

Cependant, la technique de Longo ne convient pas pour les cas avec des marisques extérieures. Elle est aussi peu maîtrisée par les spécialistes. Elle a quand même un avantage certain sur celle de Milligan Morgan: elle est beaucoup moins douloureuse.

35- Cela veut dire que l’opération classique est vraiment douloureuse ?

Oui, en ayant recours à l’opération classique, appelée aussi technique de Milligan Morgan, les douleurs postopératoires sont considérables, et des antalgiques de la famille de la morphine sont nécessaires pour les atténuer.

36- En quoi consiste la technique de Milligan Morgan ?

Il s’agit de disséquer, ligaturer et couper les trois paquets hémorroïdaires principaux.

37- Les plaies ne sont pas refermées ?

Non, les fermer favorisera la multiplication des microbes. Elles sont laissées ouvertes et écartées pour permettre à l’oxygène de l’air de tuer ces microbes. C’est pour cela que les douleurs lors des selles sont extrêmes.

38- Quels soins reçoit-on après l’opération ?

Des soins locaux sont prodigués pour maintenir la plaie propre, et des antalgiques et parfois même des anti-inflammatoires sont prescrits, tout en veillant à ce que le malade aille bien à selle.

39- Si aller à la selle est si douloureux, ne pourra-t-on pas simplement l’éviter ?

Au contraire, ne pas y aller ferait que la plaie cicatrise et se resserre, ce qui donnera un anus trop fermé. D’ailleurs, des suppositoires à mettre tous les jours sont prescrits pour éviter cela, et on devra aller voir son chirurgien au bout de 3 semaines pour s’assurer que tout va bien.

40- Que doit-on retenir comme conseils pour ne pas souffrir des hémorroïdes ?

S’il ne fallait retenir qu’une ou deux choses, ça serait:

-Se faire examiner par un proctologue en cas d’émission de sang par l’anus et apprendre à déféquer correctement pour éviter la majorité des problèmes hémorroïdaires.

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